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Le recyclage in situ : faire rimer économies et écologie.

Dans le secteur des Travaux Publics, des solutions existent pour le recyclage et le réemploi des matériaux in-situ. Permettant de réduire le nombre de camions sur les routes, de baisser la consommation de carburant et de s’inscrire dans une démarche écologique, faisant on ne peut plus écho à l’actualité, la prise de conscience des décideurs est aujourd’hui prépondérante pour systématiser de nouveaux procédés de recyclage.

 

Et s’il était possible de concilier transition écologique et baisse des coûts de transport ?

Dans le secteur des Travaux Publics, les transports quotidiens de matériaux d’apport nobles issus de carrières et le transport de matériaux à recycler, ou partant en décharge, représentent un poste de dépense en gasoil et un impact écologique non négligeables, d’autant plus problématiques à l’heure actuelle. Ces transits sont également responsables de la détérioration des routes, de la densité du trafic et des risques d’accidents de circulation qu’ils induisent inéluctablement.

Une partie de ces transports quotidiens sont pourtant évitables sur de nombreux chantiers. Le recyclage des matériaux in-situ représente une alternative efficace car elle permet de concilier économies de carburant et diminution du nombre de camions sur les routes. Prenons l’exemple des travaux de voirie.

Des équipements existent pour recycler l’ensemble des matériaux qui constituent une route (recycleur d’enrobé[1]), et pour recycler les matériaux de tranchées et les matériaux excavés (godet cribleur[2]). On peut recycler qualitativement in situ, sans porter atteinte à la structure et à la pérennité des ouvrages (voies secondaires, trottoirs…). En recyclant directement les matériaux sur le lieu du chantier pour les réintégrer, l’apport et le transport de matériaux neufs est fortement diminué voire inexistant. Pratiquer le recyclage in-situ génère d’importantes économies pour la collectivité (dépense publique). Il contribue à la diminution des gaz à effet de serre, à la préservation des ressources minérales non renouvelables et s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire.

Jusqu’à preuve du contraire, la circulation au niveau national d’environ 9000 camions TP par jour pourraient être évitée[3]. Lorsque des solutions permettent de réduire ce chiffre, et que le recyclage sur site constitue non plus un enjeu pour le futur, mais une solution immédiate, pourquoi ne deviennent-elles pas nécessaires et obligatoires ?

 

La responsabilité des décideurs pointée du doigt.

Le recyclage in-situ ne constitue pas un effort supplémentaire à imposer aux entreprises et collectivités, mais une modification des pratiques et des procédés pour s’inscrire dans une logique de développement durable. D’un point de vue budgétaire, au regard du coût des matières premières et de leur transport, l’investissement de matériels pour le recyclage in-situ est rentabilisé dès les premiers chantiers.

Alors, la solution parait simple. Dans la réalité, elle l’est aussi. Depuis 2006, année de sa création, l’entreprise RDS France s’est spécialisée dans la distribution d’équipements de chantier conçus pour le recyclage de matériaux. Nombreux sont ses clients (entreprises et collectivités) à connaitre une réussite frappante en ayant tiré leur épingle du jeu, notamment lors de périodes comme en 2008 où le cours des matières premières et du pétrole s’est envolé.

Il est impératif aujourd’hui d’en appeler à la responsabilité des décideurs et prescripteurs, en allant au devant d’une certaine inertie et d’une frilosité à changer de méthodes et de pratiques. Solution pérenne, aux retombées économiques et écologiques certaines, le recyclage in-situ doit, encore davantage dans le contexte actuel brûlant (cf. Gilets Jaunes), être un procédé à considérer de manière systématique.

 

 

[1] Récupération des croûtes d’enrobé existantes, recyclage par brûleur indirect pour ne pas dégrader les propriétés techniques et structurelles de l’enrobé, production d’enrobé issu du recyclage à température optimale de pose.

[2] Criblage et calibrage des matériaux de récupération selon une granulométrie précise et définie (avec ou sans ajout de liant en fonction de la nature des matériaux).

[3] Sur une base de 100 camions par département métropolitain. Cela représente une économie journalière de 5,4 millions d’€ de dépense publique, en tenant compte du budget moyen de location de 600€ journalier. La consommation d’une benne TP de capacité 25 tonnes est de 42,7 litres de carburant aux 100 kilomètres (source : Ademe).